[Portrait de Maman] Julie

Oui je sais bien ce n’est pas lundi aujourd’hui, mais ça fait du bien de changer de temps en temps. Je vous laisse avec Julie, 24 ans, maman de 3 enfants. Julie a eu son 1er enfant à 16 ans.

Femin’elles : ‘Ta fille était attendue, comment et pourquoi à 15 ans on se dit ‘je veux être maman maintenant’ ?’

Julie: ‘Pourquoi vouloir un enfant si jeune? Parce que la vie ne m’a pas épargnée, mon papa est décédé quand j’avais 8 ans, je l’ai très mal vécu, ma mère a sombré dans l’alcool. Donc très vite j’ai ressenti le besoin de donner tout l’amour dont je manquais.’

Femin’elles: ‘Depuis combien de temps étiez-vous en couple quand vous avez décidez d’avoir un enfant?’

Julie: ‘Nous nous sommes rencontrés en mai 2001, on a beaucoup discuté, on est devenu amis jusqu’en juillet 2001 où nous nous sommes mis ensemble. J’avais déjà ce désir d’enfant, on en a parlé tout de suite.’

Femin’elles: ‘Comment as-tu découvert ta grossesse? Quelle a été la réaction du papa, de tes proches et de tes copines?’

Julie: ‘En faisant comme bon nombre de jeune femme, un test de grossesse. C’était le 1 mars 2002. Quand je l’ai annoncé au papa, il a eu un choc , il ne pensait pas que cela arriverait si vite. Mais passé le choc ( soit 30 secondes ), il était très très heureux, on était dans un parc pendant sa pause déjeuner. Ma mère quand je lui ai annoncé a aussi eu un choc, mais 3 minutes après elle m’a dit ‘De toute façon depuis l’âge de 10 ans tu disais que tu aurais un enfant à 16 ans, maintenant je serai derrière toi si tu as besoin de moi. Mes copines  n’ont pas compris ce choix de vie mais m’ont soutenue quand même. Ma belle mère  a eu beaucoup plus de mal à l’accepter, encore aujourd’hui 7 ans après.’

Femin’elles: ‘Est ce que ton entourage t’as soutenu?’

Julie: ‘Oui énormément, ma grand-mère était aux anges d’avoir son 1er arrière petit enfant, donc elle a voulu quasiment tout acheté. Ma mère était là  mais je ne lui ai jamais rien demandé. Ma belle mère a essayé de tout dirigé mais je ne l’ai pas laissé faire.’

Femin’elles: ‘Il y a t -il plus de risques durant la grossesse ou l’accouchement quand on est une très jeune maman?’

Julie: ‘Je ne pense pas qu’il y ait plus de risques à être maman jeune, mais j’ai eu une 1ere grossesse très difficile. J’ai été malade les 4 premiers mois. Il y avait des jours où je ne pouvais pas me lever tellement les nausées étaient énormes, et quand ca allait mieux de ce coté là,  j’ai commencé à avoir beaucoup de contractions, j’ai eu 3 hospitalisations, et j’ai accouché à 31 semaines et 3 jours d’une petite crevette de 1,660Kg et 40cm.’

Femin’elles: ‘ As-tu eu des remarques désobligeantes ?

Julie: ‘Bizarrement les gens ont toujours été respectueux de mon choix de vie, certes bien des personnes ne comprennent pas, mais personne n’a osé critiquer. J’ai par contre eu des gens qui m’ont pris pour la nounou ou la grande sœur, mais j’ai tout de suite remis les choses à leur place.’

Femin’elles: ‘Aujourd’hui tu as 2 autres enfants, vous rêviez d’une famille nombreuse depuis le début?’

Julie: ‘Non on ne savait pas combien on en aurait. Après ma 1ère grossesse difficile , nous n’étions pas pressés de remettre ca. Mon homme et moi étions très fusionnels avec notre fille, si bien que le papa ne voulait plus d’autre enfant. Puis un jour notre fille avait 4 ans, il m’a demandé un deuxième, moi je n’y avais pas vraiment songer encore mais je n’étais pas contre. On s’est lancé quelques temps après dans les essais bébé et notre fils a mis quasiment 1 an à s’accrocher. J’ai vécu une très belle 2ème grossesse ainsi qu’un bel accouchement, donc j’ai tout de suite eu envie d’un 3ème. Mon homme moins mais il n’était pas contre dans quelques années. Et notre petite dernière s’est invitée alors que mon 2ème n’avait que 9 mois.’

Woupi on ne m’y reprendra plus

Pendant les vacances j’avais envie de faire plaisir aux nains, je les ai donc emmenés  à Woupi, une aire de jeux couverte.

Il ont déjeuné tard, d’ici 2 heures on sera ressortis, je ne prévois rien à manger…Il est 11H . Piscine à balles, trampolines, karts, c’est le paradis ils s’éclatent et il y a très peu de monde.

1 heure après des odeurs de frites, de pizzas et de nuggets se répandent dans la salle.

‘Maman j’ai faim…’ ça m’aurait étonnée ça! Bon, ok j’ai compris on va manger là, soyons fous c’est les vacances…

Repas avalé, je vois un attroupement de gosses au fond…chouette c’est un anniversaire, j’ai déjà la tête comme une pastèque avec tous ces cris d’enfants  qui arrivent au fur et à mesure, mais là je sens que ça va être le pompon! Quelle idée aussi de venir un mercredi et surtout pendant les vacances. Plus les minutes passent plus, plus il y a de monde… Je me maudis moi-même…


Maman je peux faire du kart s’il te plait ?’ ‘Oui mon cœur vas-y…ah bah non attends faut payer’. Se font pas chier eux de faire payer en plus de l’entrée (10 euros pour les 2 nains), allez on rajoute 1 euro…

Et puis quand tu vois ton fils tellement heureux et fier sur sa moto de police, tu lui proposes un autre tour ‘Mais après c’est tout , c’est le dernier’ La prochaine fois tu demanderas des sous à papa.

Bilan, on a passé 4 heures à jouer, à sauter, à escalader et ils ont adoré . Mais à 22.50 euros la journée, oup’s , on ne fera pas ça toutes les semaines, et la prochaine fois on ira après manger.

Le Pédibus

Souvent, en emmenant Roloulou à l’école  je croise  un petit groupe d’enfants et d’adultes à pied avec des  gilets jaunes. J’ai appris il y a peu,  lors d’une réunion à l’école, que c’était le Pédibus.

Mais c’est quoi le Pédibus? C’est un ramassage scolaire à pied encadré par des parents ou des adultes bénévoles. Les enfants  empruntent des circuits pédestres avec des arrêts entre leur domicile et l’école. Alternative à la voiture, premier pas vers l’autonomie, le Pédibus est un autobus terrestre pour les écoliers…Ce concept a un double objectif: une action environnementale: réduire l’impact de l’effet de serre causé par les gaz d’échappement des véhicules, et une action de santé publique: faire marcher les enfants. Dans mon village, le Pédibus  fonctionne  depuis près de 2 ans.


J’aurais bien aimé participer à cette belle initiative avec Roloulou, mais étant à l’écart du centre c’est assez compliqué. Et avouons  se réveiller un peu plus tôt pour aller s’oxygéner de bon matin je suis moyennement motivée. Mais bon qui c’est avec les beaux jours qui vont arriver, why not?

[La Faf cuisine] Crumble de lemon curd

A la base je voulais faire une tarte au citron meringuée. Mais j’ai changé d’avis car Homme et enfants ne sont pas très ‘dessert’, donc qui aurait fini la belle tarte au citron meringuée… ? Bah oui c’est Bibi ,et Bibi elle ferait mieux de faire attention à ce qu’elle mange. Ce sera donc Crumble de lemon curd.

Pour 4 personnes

  • Pour le lemon curd: 3 oeufs, 100g de sucre, 2 citrons, 80g de beurre.
  • Pour la crème mascarpone: 100g de mascarpone, 25g de sucre, 1/2 cuillère à soupe de vanille liquide.
  • Pour le crumble: 50g de farine, 50g de beurre, 50g d’amandes en poudre, 1 c à soupe de sucre.


Pour le lemon curd: battez les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Râpez le zeste d’1 citron et ajoutez-le ainsi que le jus des 2 fruits. Chauffez au bain marie  et incorporez le beurre en morceaux. Remuez jusqu’à épaississement. Laissez refroidir et placez au frais.

Pour la crème:  mélangez le mascarpone, le sucre et la vanille. Répartissez la préparation dans des verrines. Couvrez le lemond curd et placez au frais.

Pour le crumble: mélangez le beurre, la poudre d’amandes, la farine et  le sucre jusqu’à l’obtention d’une pâte granuleuse. Placez au frais 30 minutes . Étalez la pâte sur une plaque du four et enfournez pour 20 minutes TH6 /180°.

Émiettez le crumble sur le lemon curd et servez.


La mort subite du nourisson

En tant que parent on a  la hantise de la mort subite du nourrisson (msn). Je me rappelle que pour mes nains j’allais les voir toutes les 5  minutes, et je mettais ma main sur leur ventre pour vérifier leur respiration! Quand ils dormaient plus que d’habitude j’étais morte de trouille…

Hier, un article est sorti, la mort subite du nourrisson serait due à une exagération du nerf vague.

La mort subite du nourrisson, à l’origine de 400 décès par an en France, serait due à l’activité exagérée du nerf vague qui ralentit la fonction cardiaque, selon une étude multidisciplinaire de la Faculté de médecine de l’Université de Strasbourg. « L’originalité et l’intérêt majeur des travaux strasbourgeois résident dans la perspective d’un diagnostic précoce des risques encourus par le nouveau-né, grâce à l’examen d’un simple échantillon sanguin et d’un traitement préventif, puisque les médicaments existent », a indiqué mercredi à l’AFP le professeur Pascal Bousquet, directeur du laboratoire de neurobiologie et pharmacologie cardiovasculaire.

Depuis une dizaine d’années, une équipe associant pédiatres, pharmacologues et biologistes moléculaires a comparé les cœurs de bébés décédés de mort subite et ceux décédés de mort traumatique, par exemple. L’examen des échantillons a permis de découvrir sur les premiers une augmentation importante des récepteurs spécifiques à l’acétylcholine, la substance produite par le nerf vague qui assure la transmission de l’influx nerveux. Le nerf vague, qui contrôle le fonctionnement du cœur, agit comme un frein cardiaque. S’il fonctionne exagérément, il peut mener à des ralentissements très importants du rythme cardiaque, voire à des arrêts cardiaques, explique le Pr Bousquet.

Troisième cause de mortalité chez les nourrissons

Ces travaux complètent ceux d’autres équipes, notamment américaines, qui ont montré des anomalies d’autres types de récepteurs, notamment dans le cerveau, « mais sans conséquences pratiques pour le diagnostic ou le traitement », selon le directeur de l’étude. De plus, cette découverte pourra enrichir les recherches sur des affections aussi courantes que les malaises vagaux, que l’on observe en particulier chez les jeunes athlètes, ou les sportifs occasionnels comme Nicolas Sarkozy.

Le syndrome de la mort subite du nourrisson, qui frappe dans la première année de la vie, est la troisième cause de mortalité infantile dans cette tranche d’âge et frappe un bébé sur 2.000 en moyenne en France. Depuis une quinzaine d’années, lorsqu’on a découvert que le risque pouvait être réduit en faisant dormir les bébés sur le dos et non plus sur le ventre, le taux de décès par mort subite a diminué de plus de 50 % mais ce syndrome n’a pas été éliminé.


Source

C’est moi qui l’ai fait

Faire son pain, ses yaourts…c’est très tendance depuis quelques années. J’ai une Map depuis 4 ans environ et j’adore. Quand je me suis rendue compte que le pain devenait chéro, j’ai investi. Pâte à pizza, riz au lait, brioches, pains de toutes sortes, je m’éclate. Les 1ers temps je laissais la machine tout faire, mais le pain  qui ressortait format ‘gros bloc’ c’était pas mon truc. Une fois la pâte prête, je la cuit  au four,  comme ça je lui donne la forme que je souhaite , baguettes, boules, gros pain quand je vous dis  je m’éclate.

Et je vous assure que ce pain tout droit sorti du four avec du Nutella  dessus c’est foutu pour avoir de belles fesses tout simplement une tuerie.

Passons à la yaourtière… Des yaourts maison, mais c’est géniaaaaal ! J’étais tout aussi enchantée que pour la Map ,mais l’euphorie est vite retombée. J’aurais dû me souvenir de ce que m’avait dit ma mère quelques temps avant : ‘Moi aussi quand vous étiez petits j’avais une yaourtière mais je l’ai vite rangée’. Ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille! Et oui car à l’heure d’aujourd’hui ma yaourtière est lamentablement oubliée dans un placard. Pourtant il existe des tas  de recettes toutes les plus délicieuses les unes que les autres (chocolat, carambar, crème de marrons…) mais ça prend beaucoup plus de temps que de faire du pain alors je me suis vite lassée. Les laisser prendre 10h puis les remettre au frais 4h avant de les consommer c’est laborieux. Pourtant j’y croyais à donf’ j’avais même racheter des pots au cas où je me lancerais dans une quantité industrielle car 7 je me disais que ça partirait trop vite… Tu parles! Je vais la ressortir c’est sûr, mais quand… ??

Ps: Vous vous doutez bien que je n’ai pas de photo de mes yaourts !!


Je me lance dans la feutrine…

Attention au carnage! Ne sachant ni faire un ourlet ni coudre un bouton je n’aurais pas pensé un jour me lancer dans les légumes (enfin 1 pour l’instant) en feutrine. C’est Didoune qui m’a découvrir ça, j’ai trouvé l’idée très chouette. Mais bon vue comme je suis douée mes nains ne sont pas prêts d’avoir la panoplie entière du parfait  maraîcher!

J’avoue ça ne ressemble pas trop au modèle car 1. je ne suis pas équipée pour faire de la couture  (j’ai mis 3 plombes à trouver une aiguille) et de 2. je ne suis pas habile de mes mains…Mais bon au final ça ressemble à une carotte, c’est le principal non?

Voici le  tuto .

Les Baby-Phones

Si il y a bien un truc que je n’ai pas acheté pour mes nains c’est un Baby-Phone!  Pourtant j’en ai acheté des trucs inutiles… Mais ça non. Nous n’habitions pas dans des châteaux, les chambres étaient à proximité de la notre donc c’est vrai qu’au moindre pleur je les entendais facilement, je n’en voyais donc pas l’utilité . Et puis j’ai souvent entendu dire qu’on pouvait capté les pleurs du mioche voisin. Alors bon si tu dois te réveiller en sursaut pour finalement te rendre compte que le bébé qui hurle ce n’est pas le tiens c’est rageant. Par contre  nous avions une caméra installée près du lit et nous pouvions les voir depuis l’ordinateur! Super pratique, j’adorais les observer au coucher, au réveil, les voir jouer….

Je viens de lire un article dans le magazine ‘Parents’, et j’ignorais que ce n’était pas très bon pour la santé des bébés tous ces Baby-Phones, système de vidéo surveillance etc.

Comme les portables ou la wi-fi, les Baby-phones émettent des ondes électromagnétiques. On ne connaît pas limpact à long terme de cette exposition, issue de multiples sources, sur le développement des enfants. On sait en revanche que leur cerveau absorbe 60% de rayons électromagnétiques de plus que celui d’un adulte. Le principe de précaution s’impose donc la prudence.

La Commission de sécurité des consommateurs conseille de ne pas utiliser les appareils qui émettent en permanence et de préférer ceux qui proposent le mode ‘déclenchement automatique à la voix’ ou ‘Vox’. Choisissez-le également en fonction de la portée dont vous avez réellement besoin dans votre logement.

Dans le doute, mieux vaut en limiter l’usage au strict nécessaire. Évitez d’avoir recours au Baby-phone lorsque vous vous tenez à proximité de l’enfant, à portée de voix. Ayez le réflexe d’éteindre le récepteur et émetteur lorsque vous ne vous en servez pas. Enfin, placez l’émetteur le plus loin possible de la tête du bébé. La plupart des modes d’emploi préconisent une distance d’un mètre. Les scientifiques préfèrent l’éloigner d’au moins trois mètres.

[Portrait de Maman] Cécile

Aujourd’hui je vous laisse avec Cécile , 35 ans, maman de Victoire-Eléonore, 29 mois. Cécile est atteinte de Sclérose en Plaques.

Femin’elles: ‘Tu es atteinte de sclérose en plaques, quand et comment as tu découvert ta maladie?’

Cécile: ‘Oui, atteinte de SEP depuis 7 ans, après un réveil immobile un matin d’octobre 2002. En effet, à cette époque, alors que je m’octroyais une matinée de répit professionnel, j’ai entendu une sonnerie retentir dans mon appartement, c’était le téléphone. Machinalement, j’ai voulu me lever pour répondre mais mes jambes se sont dérobées. Elles ne fonctionnaient plus et étaient insensibles. J’étais paralysée.

Direction l’hôpital. Deux jours aux urgences puis direction les soins intensifs en neurologie pour 2 longues journées, après deux IRM, le diagnostic est tombé, je souffrais d’une Sclérose En Plaques, une maladie grave et dégénérative du système nerveux central. Aujourd’hui je suis Handicapée par cette pathologie.’

Femin’elles: ‘La maladie t’as changée  car tu ne voulais pas d’enfant avant…Pourquoi?’

Cécile: ‘Je ne désirais pas d’enfant car j’étais centrée sur des objectifs professionnels. Mon bonheur passait par cette réussite personnelle. Je pensais (à tort) que l’on ne pouvait pas réussir tout en gérant un enfant. Je pensais aussi qu’un enfant pouvait représenter un frein à de grandes perspectives professionnelles humaines et géographiques.

La SEP m’a changée, elle m’a fait pointer du doigt que la vie ne se réduisait pas qu’au travail et que je refoulais certains désirs par pures ambitions. La SEP a changé ma vie du tout au tout. La SEP m’a reconstruite différemment. Elle a fait changer mes projections, mon avenir et dés lors je me suis dit que je ne pouvais passer à côté du bonheur de fonder une famille. J’étais heureuse avec mon mari et je voulais créer notre noyau dur qui allait me donner les forces pour affronter mon quotidien.’

Femin’elles: ‘Une fois enceinte, comment s’est déroulée ta grossesse? des peurs, des questions, des angoisses?’

Cécile:J’étais heureuse, j’en oubliais ma SEP tant cette naissance me réjouissait. J’étais inquiète également bien sûr. Inquiète de savoir si j’allais « assurer », si j’allais être une bonne maman, comment allait évoluer ma SEP après l’accouchement, si ma fatigue allait me permettre de bien m’occuper de ma fille. Tout s’est extrêmement bien passé.

Une grossesse plus surveillée mais pas plus difficile ! Ce fut un moment magique, unique, difficilement descriptible tant les émotions sont personnelles et fortes pourtant parfois si peu perceptibles.

Les hormones de la grossesse ont un effet très positif sur la SEP. Elles « protègent » les futures mamans et boostent leur état général. En clair après le premier  trimestre « tête dans la bassine », un très grand moment !

Femin’elles: ‘Le regard des autres durant la grossesse a-t-il était pesant?’

Cécile: ‘Ah le regard des gens ! Vaste sujet que la curiosité déplacée ou le jugement hâtif. Trop de personnes se permettent trop de choses.

Aujourd’hui, certains pensent que parce qu’une femme différente, elle ne peut pas avoir d’enfant et l’élever correctement. Alors les gens regardent « de travers » celles et ceux qui ont fait le choix de la maternité puis de la parentalité malgré – avec – le handicap.

Enceinte, j’ai du justifier mon désir de donner la vie, argumenter sur mes capacités à être une future bonne maman. Car les gens jugent… trop vite. Mais je suis forte de caractère et j’ai du déjouer la médisance pour notre plus grand bonheur aujourd’hui.

Femin’elles: ‘Avez-vous fait des aménagements dans votre maison afin de te faciliter le quotidien avec ta fille?’

Cécile: ‘Pas vraiment ! Nous habitons depuis plusieurs années une maison de plain pied. La chambre de notre fille est proche de la notre. Ce qui est  fort pratique.

Pour le bain, j’ai installé une table à langer et  une baignoire, à hauteur de bras pour que lorsque je suis assise, je puisse gérer facilement. Petite, je la baladais soit dans un couffin à roulettes, soit dans son trotteur. C’est une petite fille qui a été très tôt « autonome » : marche, repas, toilette, propreté.’

Femin’elles: ‘Communiques-tu beaucoup avec ta fille sur ta maladie?’

Cécile: ‘Depuis qu’elle grandit en moi. Je ne veux pas qu’il y ait de secrets de famille ou de tabous sur ma maladie. Ma fille va grandir avec et je veux qu’elle connaissance toutes les caprices et les travers de cette « incrustée ». Je devance les questions qu’elle pourrait se poser, mais nous ne centrons pas nos vies autour de la maladie. Nous sommes différentes du fait de mon état de santé, nous le savons et nous profitons ainsi des petits bonheurs de la vie.

Ma fille sait faire la distinction entre ce que je peux faire et ce qu’il m’est impossible de réaliser physiquement. Du coup elle n’est pas frustrée et se tourne vers son papa pour tout ce qui est activités motrices intenses.’

Femin’elles: ‘Tu as écris 2 livres ( La guerre des nerfs et Qu’est ce qu’elle fait maman? tu avais besoin d’écrire depuis longtemps? Ce fût une sorte de thérapie?’

Cécile: ‘J’écris depuis toujours, mais lorsque je suis tombée malade cela a pris un nouveau sens. Effectivement l’écriture a été une thérapie. J’ai pu coucher sur le papier tout ce que je ressentais et ça m’a fait beaucoup de bien.
Ensuite je me suis inscrite dans ce statut d’auteur, c
ar j’avais eu beaucoup de retours positifs après la parution de La guerre des nerfs. Pour mon second livre, il s’agissait de pousser un coup de gueule poétique au sujet du regard porté sur les personnes différentes. Par les mots, j’essaie de mener un combat.’

Femin’elles: ‘Avec ta maladie, est-ce envisageable une seconde grossesse?’

Cécile: ‘Une nouvelle grossesse est tout à fait envisageable néanmoins je ne la désire pas. C’est un choix très personnel, qui me permet en même temps de préserver mon capital santé et de me consacrer à ma princesse.

Qui a dit que les tortues ne peuvent pas voler? [Les gagnantes]

Je ne vais pas faire durer le suspens, je vais faire court. Je voudrais remercier Laure et Constance de  Why the turtle can fly , les participantes ainsi que les personnes ayant voté.

Les deux créations qui ont remporté le plus de voix, Ex-æquo (12 chacune) sont:

Soony

Et

Elise

J’ai donc choisi la création qui me touchait le plus: Soony.

La 1ère gagnante est donc Soony et la 2ème, Elise.

Je vous laisse prendre contact avec Laure et Constance.  Soony tu pourras choisir le vêtement de ton choix, et Elise un Ecobag à choisir entre 2



Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes