[Portrait de Maman] Lina

Aujourd’hui je vous présente Lina, qui a adopté sa fille de 3 mois,  au Vietnam.


Femin’elles: Pour quelles raisons vous êtes vous tourné vers l’adoption?

Lina:  J’ai 2 cousines adoptées et ça a toujours fait partie de mes projets pour devenir mère au même titre que des enfants biologiques.
Il s’avère que mon mari a lui aussi 1 cousin et 1 cousine adoptés et qu’il avait la même conception que moi.

Nous avons été en essai pendant 18 mois dont 1 an de PMA (Procréation Médicale Assistée) environ.

On nous orientait vers une IAC ( Insémination artificielle avec sperme du conjoint) mais nous n’avons pas du tout aimé le milieu médical, totalement froid et impersonnel pour nous. Nous avons donc abandonné la PMA pour faire notre demande d’agrément.

Je n’ai jamais eu le besoin viscéral de porter un enfant dans mon ventre et de lui transmettre mes gènes pour me sentir mère. Idem pour mon mari, le deuil de l’enfant bio n’a donc pas été un souci pour moi.


Femin’elles: Vous aviez des critères particuliers (pays, âge, sexe etc)  pour votre enfant?

Lina: Nous avions un critère d’âge. Étant un couple jeunes (28 et 29 ans au moment de la demande d’agrément) nous souhaitions un enfant le plus jeune possible.
Choisir un pays est un luxe qu’on ne peut plus se permettre dans le paysage de l’adoption actuel. On est déjà bien contents d’être acceptés par un OAA (Organisme Autorisé pour l’Adoption).

Le Vietnam était malgré tout notre pays de coeur. Nous avons été acceptés par 2 OAA. L’un pour le Vietnam, l’autre pour la RDC et comme nous souhaitions une adoption plénière (ce qui n’est pas possible au Congo) et parce que le Vietnam était notre pays de cœur, c’est vers lui que nous nous sommes tournés.

Pour le sexe, n’ayant pas encore d’enfant, nous n’avions pas de préférence.


Femin’elles: Avez vous rencontré des difficultés dans votre parcours pour adopter votre fille? Si  oui, lesquelles?

Lina: L’adoption est de toute façon un parcours parsemé de difficultés. C’est un peu comme des montagnes russes.
Tout d’abord, pendant l’agrément, notre Assistante Sociale a démissionné donc nous avons du rencontrer une autre AS qui, ne connaissant pas notre dossier, a voulu nous rencontré une fois de plus qu’il était prévu. Ce qui fait que le passage en commission a été retardé de 3 mois.

Ensuite, c’est la chef de service de la cellule adoption qui a été mutée donc il n’y avait personne pour signer notre agrément donc on a attendu 6 semaines pour recevoir tous les documents.

Ensuite il y a la recherche d’OAA qui est difficile puisqu’ils ont très peu de places pour des milliers de couples souhaitant adopter.

Pour finir il y a la difficulté de l’attente qui est bien entendu plus difficile une fois qu’on a eu l’attribution car on sait que son enfant grandit loin de soi, l’OAA ne peut pas nous donner de ses nouvelles, etc…


Femin’elles: Comment a réagi vos familles, votre entourage sur cette envie d’adopter?

Lina: Très bien puisque l’adoption fait partie de notre histoire familiale. Enora était très attendue.


Femin’elles: Combien de temps s’est écoulé entre le moment où vous avez envisagez l’adoption et le moment où vous avez pu voir Enora pour la 1ère fois?

Lina: Nous avons fait notre demande d’agrément en aout 2007 et avons rencontré notre fille en décembre 2010.


Femin’elles: Quelle a été la réaction d’Enora et comment se sont passées ses 1eres heures? ses 1eres semaines avec vous?

Lina: Cela s’est tout de suite bien passé. C’est un bébé très souriant et sociable. Elle s’est laissé caressée, touchée sans problème. Elle a tout de suite été très attentive à ce que nous faisons et lui disons. Elle est très tactile et a appris à nous connaitre en nous touchant, voire nous goutant.
Au début, son sommeil était agité car c’est énormément de bouleversements pour un bébé donc nous l’avons sécurisé un maximum et peu à peu, ça s’est amélioré.


Femin’elles: A votre retour en France, l’adaptation n’a pas été trop difficile pour elle?

Lina: Nous ne sommes rentrés que depuis 1 mois mais ça se passe assez bien. Nous lui parlons beaucoup pour lui expliquer les choses. Nous prenons du temps tous les 3 pour la sécuriser et qu’elle nous reconnaisse en tant que maman et papa , termes encore abstraits pour elle qui n’a connu que les nounous en orphelinat, car même si elle est souriante, il faut créer un lien sécure, nous évitons qu’elle ne voit trop de monde, pendant un certains temps, un mois environ, nous ne la laissons porter, nourrir ou soigner par personne d’autre que nous deux, nous avions prévenu notre entourage au début qu’ils ne débarquent pas tous chez nous pour éviter de la perturber, nous la présenterons dans quelques temps de façon plus élargie au fur et à mesure, nous lui donnons des repères avec des horaires précis, des petits rituels pour le dodo ou la sieste, je la porte en porte bébé pour créer un maximum le lien, elle adore ça.

Femin’elles: A quel moment pensez-vous raconter son histoire à Enora?

Lina: avons déjà parlé de son histoire à notre fille. Il me semble primordial de verbaliser les choses dès le début avec un vocabulaire approprié à l’âge de l’enfant et non pas attendre qu’il ait atteint tel âge pour lui en parler. Son histoire lui appartient et en parler librement lui montre que ce n’est pas un tabou. Quand elle aura passé un autre cap de son éveil, nous lui en parlerons avec d’autres mots puis un  jour, ce sera elle qui posera les questions.

Femin’elles: Envisagez-vous d’adopter une seconde fois?

Lina: Tout à fait. Pour le 2ème, nous émettrons sûrement une préférence pour un garçon histoire d’avoir une fille et un garçon. Nous aimerions toujours le Vietnam mais nous ne restons pas bloqués là dessus. Nous irons où le destin nous mène.



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[Portrait de Maman] Stéphanie

Aujourd’hui je vous présente Stéphanie, maman de 2 enfants ( Baptiste 8 ans et demi, Roméo bientôt 4 ans). Stéphanie a vécu un déni de grossesse.


Femin’elles: ‘ Tu as vécu un déni de grossesse, dans quelles circonstances as tu appris que tu étais enceinte?’


Stéphanie: ‘ J’ai appris que j’étais enceinte suite à un malaise un soir dans un restaurant, on m’a transportée aux urgences. Un médecin est venu et la première chose qu’il m’a dite c’est ‘vous auriez pu nous dire que vous étiez enceinte’…. Sauf que je ne le savais pas.’


Femin’elles: ‘ Tu n’avais jamais cru un instant que tu pouvais être enceinte? Aucun symptômes?’


Stéphanie: Non, jamais au cours de ma grossesse je n’ai pu croire / sentir que j’étais enceinte. Je prenais la pilule, j’avais mes règles, je m’habillais en 36 (la belle époque !), je faisais de l’équitation …. jamais aucun symptôme non plus… Cela m’aurait mis la puce à l’oreille.


Femin’elles: ‘ Quelle a été ta réaction, et celle de ton mari?’


Stéphanie: ‘Ma réaction ? La peur, l’affolement, les pleurs, la colère… je suis allée chez ma grand mère, j’avais envie de hurler, je ne voulais pas de ‘cet enfant’… je n’étais pas mariée mais en couple depuis quelques années, et monsieur m’a traitée de menteuse. Il n’a rien voulu savoir.’


Femin’elles: ‘ J’imagine que tu as eu rapidement une échographie après cette nouvelle, dans quel été d’esprit étais-tu à l’écho? Peurs, stress? Inquiétudes? ‘


Stéphanie: ‘Je n’ai pu avoir RDV pour une échographie que plus d’une semaine après, je n’avais pas d’état d’esprit autre que ‘si c’est assez tôt j’avorte’. Seul stress : que ce soit ‘ hors délai’ … Je ne voulais pas du tout de cet enfant, je me retrouvais seule et enceinte. C’est ma mère qui m’a accompagnée.


Femin’elles: ‘ Il paraît que le ventre sort d’un coup lors d’un déni de grossesse?  Ton bébé s’est il manifesté quand tu as appris son existence?’


Stéphanie: ‘ Mon ventre est apparu le lendemain de l’annonce… Je me suis levée (j’ai dormi chez ma grand mère) et je ne rentrais plus dans aucun vêtement, on voyait que j’étais ‘très’ enceinte… Ma grand mère est partie faire les boutiques me trouver des pantalons de grossesse, des soutiens gorges, des tee shirts…’


Femin’elles: ‘ Enceinte, on parle à son bébé, on caresse son ventre, on commence à créer un lien. N’est ce pas déstabilisant de l’apprendre quelques semaines avant sa naissance? . As tu  eu peur de ne pas être attachée à cet enfant? ‘


Stéphanie: ‘ Déstabilisant n’est pas le mot… je n’étais pas mère, j’étais pas dans l’optique d’avoir un enfant. Je venais de trouver un boulot, j’avais envie de voyages, de rencontres … Je n’ai eu que 4 semaines de grossesse, car la date annoncée était du 11 juin mais il est né le 4 Mai. On est jugée, mal dans sa peau, l’employeur ne vous fait plus confiance et vous vire, le ‘ mari ‘ est parti, la famille ne comprend pas. Je n’ai pas eu peur de ne pas être ‘attachée’ à cet enfant, j’ai eu peur de ma vie tout court.’


Femin’elles: ‘ Quelle a été la réaction de ta famille, tes proches?’


Stéphanie: ‘ J’ai eu énormément de soutien de ma grand mère et de ma mère. Mon frère n’a pas trop réagi, à part un ‘ je suis là si besoin’ ce qui est déjà énorme. Mon père m’a avoué plus tard qu’il ne me croyait pas du tout, qu’il m’a crue le jour où il a entendu à la radio qu’une femme de 40 ans déjà mère 3 fois venait d’accoucher sans savoir qu’elle était enceinte. J’ai perdu mes amis, mes collègues de boulot.’


Femin’elles: ‘ Comment s’est passé l’accouchement?’


Stéphanie: ‘ J’ai accouché très rapidement après l’annonce de la grossesse, j’étais en vacances chez ma mère. Rien n’était prêt, je n’avais pas d’hôpital où accoucher, pas de suivi médical. J’ai accouché un samedi, ça a commencé à me faire mal à 16h, ma mère m’a amené en urgence à l’hopital le plus proche de chez elle, mon fils est né à 17H45. J’ai jamais eu aussi mal de ma vie, surtout que je ne voulais pas du tout le voir.’


Femin’elles : ‘Tu as eu peu de temps pour préparer la chambre du bébé, pour te renseigner sur la vie avec un nourrisson et toutes les petites choses que l’on fait pendant sa grossesse, comment se sont passés les 1ers jours à la maison?’


Stéphanie: ‘ Non, pas eu le temps. J’ai tout acheté après sa naissance, je ne me suis renseignée de rien du tout … J’étais chez ma mère, elle m’a aidée. J’ai souhaité allaiter mon enfant, comme une « prolongation » de ce que je n’avais pas pu vivre. Et puis de toute façon je n’avais pas de biberon donc … j’ai paré au plus urgent. Ma grand mère est partie acheter des vêtements, des couches… ma mère un landau, une poussette… j’ai dormi avec, jour et nuit… je voulais réaliser que j’étais mère car pour moi je ne l’étais pas. Et en même temps j’avais déjà cet instinct de protection.


Femin’elles: ‘ Ton fils est-il au courant de son histoire?’


Stéphanie: ‘ Non pas du tout. Je n’ai pas éprouvé le moyen de lui dire qu’il était ma surprise de la vie. On est bien, il est là, je l’aime du plus profond de mon cœur et je ne vois que ça qui compte.’


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[Portrait de Maman] Lydia

Aujourd’hui je laisse la place à Lydia, maman de 5 enfants qui sont tous très rapprochés. Ils ont 10 ans, 9 ans (ils ont 11 mois d’écart), 6ans, 4ans (ils ont 18 mois d’écart) et 3 ans (les deux dernières ont 20 mois d’écart).

Femin’elles: ‘Tes deux 1ers enfants ont 11 mois d’écart, cette 2ème grossesse a été une surprise?’

Lydia: ‘Ma 2ème grossesse n’a pas été une surprise. J’ai mis 2 ans avant de tomber enceinte de mon premier et le jour du rendez vous pour démarrer des examens plus poussés, mon gynéco m’a annoncé la bonne nouvelle. Après mon accouchement nous ne voulions pas attendre autant de temps pour avoir un deuxième et du coup mon gynéco m’a expliqué que le retour de couche était idéal.’

Femin’elles: ‘Tu es donc tombée enceinte très peu de temps après ton accouchement, as tu eu des craintes, des peurs, des angoisses pour cette grossesse?’

Lydia: ‘Malgré que mon gynéco m’avait conseillé le retour de couche, il ne voulait pas que je tombe enceinte si vite car je souffrais d’une boule sciatique qui a disparu à mon accouchement, mais elle pouvait revenir et s’aggraver. Mon mari et moi en avons discuté et nous avons pris le risque que je souffre plusieurs mois. Je ne peux pas dire que j’ai eu beaucoup d’angoisses pendant cette grossesse mais à chaque fois le fait d’en parler à mon entourage et aux médecins m’a bien aidé car ils ont tous joué le jeu de l’écoute.’

Femin’elles: ‘Des remarques de ton entourage, de ta famille d’être retombée enceinte si vite?’

Lydia: ‘Dès que nous avons eu notre premier enfant nous avons annoncé que nous voulions tout de suite un deuxième mais ils pensaient que ça arriverait d’ici 6 mois, un an. Quand nous avons annoncé que j’étais enceinte ils ont eu peur que je sois très fatiguée mais ils ont vite vu que nous assumions notre choix. Ils nous ont toujours beaucoup soutenu.’

Femin’elles: ‘Comment s’est passée ta grossesse?’

Lydia: ‘Ma grossesse s’est bien passée.Mes premiers mois de grossesse ont été idylliques, mon premier dormait beaucoup donc je me reposais beaucoup et il était très calme donc la venue d’un deuxième ne m’a pas du tout inquiété.
Au bout du 6ème mois on m’a conseillé de ralentir le rythme car mon col s’effaçait et il préférait prévenir que guérir. Je ne voulais pas accoucher d’un prématuré donc j’ai obéis mais je n’étais pas plus angoissée que ça car j’étais bien suivie au niveau médical. Il répondait à toutes mes questions même si maintenant je les trouve un peu ridicule.
A 7 mois j’ai appris que mon col s’ouvrait mais vu qu’il n’y avait aucune contraction je n’ai pas eu besoin de rester couchée, je ne pouvais plus aller à la piscine et il me surveillait souvent. A ce moment là, ma fille était en siège donc il a fallu voir si mon bassin était assez large. Quand on m’a annoncé que j’aurais une césarienne, je n’en voulais pas. Quand j’ai dis ça à mon médecin il a bien vu que je paniquais un peu, après une longue discussion il m’a fait une palpation et il a réussi à tourner le bébé.
A 8 mois et demi le médecin a décidé de déclencher mon accouchement pour ne pas que le bébé attrape des infections à cause du col ouvert. Le matin de mon départ pour mon accouchement j’ai eu des contractions et j’ai accouché naturellement. Même la sciatique qu’il craignait, n’est jamais apparue. Malgré les suspicions de naissance précoce, je ne suis jamais rester couchée. Vu que je me suis beaucoup reposée pendant ces 8 mois et demi je suis restée sereine. J’ai énormément apprécié cette grossesse car mon premier bougeait tellement peu que je m’inquiétais. Pour elle c’était le bonheur absolu car tous les soir je caressais mon ventre en lui parlant et elle me répondait par des petits coups. Quand j’avais un peu trop bougé la journée, le soir pendant une heure de temps, elle gigotait sauf si son papa mettait la main sur mon ventre. A ce moment là elle se mettait sous la main et elle ne bougeait plus.’

Femin’elles: ‘Tu as 5 enfants tous très rapprochés c’était un souhait de les faire si rapprochés ou c’est venu naturellement?’

Lydia: ‘Mes deux premières grossesses sont rapprochées par choix. Je me suis aperçue que malgré que j’en avais deux, j’avais plus de temps que d’autres mamans qui n’en avait qu’un. Du moment où ma fille a été en âge d’avoir un échange avec son grand frère, il n’arrêtait pas de faire le pitre pour l’amuser, et du coup ils pouvaient resté une heure à jouer sans faire attention à moi.
Mon troisième a plus d’écart avec les deux premiers car au retour de couche nous ne voulions pas de troisième, nous avons essayer un an et demi avant que je tombe enceinte. Mon mari a toujours voulu 5 enfants. Moi 3, et je lui ai dis que nous verrions au fur et a mesure. Quand j’ai vu qu’il s’en occupait très bien, que notre vie de couple ne passait pas après, je lui ai fait comprendre que si il les voulait les 5 que c’était les uns derrière les autres. Par conséquent, je suis la preuve vivante que le retour de couche fonctionne très bien. Les trois derniers ont plus d’écart que les premiers parce que je les allaitais donc le retour de couche se faisait plus tard. Si l’allaitement ne m’avait pas autant plu je ne l’aurais pas fait juste pour qu’ils aient tous 11 mois entre eux.’

Femin’elles: ‘On dit que des enfants rapprochés sont très complices c’est le cas?’

Lydia: ‘Mes deux premiers ont une complicité de jumeaux. J’ai pu m’en apercevoir avec le temps car une amie a des jumelles et ce qui se passe pour elles, c’est déjà passé pour mes deux ‘crevettes’. Depuis un an ils se chamaillent un peu mais ils rentrent dans l’âge où la rivalité fille, garçon se fait un peu sentir. Mon troisième a du mal à trouver sa place car il veut faire tout comme ces 2 grands frère et sœur mais eux ont du mal à lui faire une place dans leur univers. Plus il grandit plus il arrive à ouvrir une brèche et à se faufiler. Avec ses deux petites sœurs, il joue le grand frère avec son expérience et leur apprend à grandir. Maintenant que la petite va avoir 3 ans, je suis très contente de les avoir fait si rapprochés car même si mon premier et ma dernière ont 7 ans d’écart, ils ont une complicité qui est différente de celle avec sa première sœur mais ils sont très proches à leur façon. Quand je vois la relation des deux dernières, cela me fait penser aux deux premiers. Leur relation est quelque peu différente car elles vivent avec des frères et sœurs mais elles ont besoin de s’isoler pour jouer entre elles.

Pour résumer, c’est beaucoup de travail, de patience, beaucoup, beaucoup de fatigue mais tellement de joie d’avoir tant d’enfants qui jouent ensemble que je recommencerais sans hésiter. Plus ils grandissent, plus la différence d’âge s’efface. Même si mes 2 garçons ne savent pas trop jouer tout seul je n’ai jamais vu aucun d’entre eux s’ennuyer. Les 3 premiers ont chacun une DS mais si ils jouent deux à trois fois dans le mois en période d’hiver, c’est le bout du monde. Ils préfèrent jouer aux playmobils, pets shops, dinette (même les garçons)… tous ensemble.

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[Portrait de Maman] Laeticia

Suite des mes ‘Portraits de Maman’, aujourd’hui voici Laeticia, 43 ans, enceinte de son 1er enfant.

Femin’elles: ‘Ce désir d’être maman c’est un souhait depuis longtemps?’

Laeticia: ‘Le désir de maternité est venu assez tard, vers la trentaine. En fait lorsque j’ai rencontré un homme dont je suis tombée folle amoureuse mais finalement il n’était pas le prince charmant attendu….’

Femin’elles: ‘Tu as vécu un vrai parcours du combattant avant de tomber enceinte naturellement peux tu m’expliquer ? ‘

Laeticia: ‘Je ne prends plus de moyen de contraception depuis plus de 15 ans. Je suis tombée enceinte, naturellement, à 34 ans et j’ai fait une première FC à 4 mois. Ensuite j’ai fait deux autres FC dont la dernière en 2006 ( toutes ses grossesses ont eu lieu sous traitement) à 4 mois également. Suite à cette FC mon prince charmant a mis les voiles pour une plus jeune que moi car ‘trop compliqué’ avec moi d’avoir un enfant….Je ne me suis pas avouée vaincue car j’avais vraiment envie d’un enfant donc avec un ami qui en voulait un aussi nous avons décidé de partir à l’étranger pour avoir un traitement FIV. Le résultat a été catastrophique : mes résultats d’AMF étaient limite de zéro, c’est à dire que je n’ovulais plus et l’on m’a également détecté des trompes bouchées….J’étais anéantie d’autant que dans la foulée, je réalise un frottis qui révèle un cancer du col. En fait de FIV, je me suis faite opérée. Suite à cela il a fallu envisager  un don d’ovocytes ou bien le deuil d’un enfant biologique. Je n’étais pas à l’aise avec le don d’ovocytes et je me suis dit que la maternité pouvait revêtir plusieurs formes: J’ai donc engagé un protocole pour adopter un enfant. Treize mois plus tard, on me proposait de devenir la maman d’une petite haïtienne de 3 ans. Quinze jours plus tard je tombais enceinte….Je précise que ma louloute est bloquée à Haïti par la mauvaise volonté des deux gouvernements.’

Femin’elles: ‘Enceinte à 43 ans, je suppose que tu es très suivie par les professionnelles de santé?’

Laeticia: ‘Je suis considérée comme grossesse à risque du fait de mes FC tardives, de mon cancer du col et de mon âge. Donc gynécologue et échographie tous les 15 jours. Je suis également arrêtée depuis 2 mois.’

Femin’elles: ‘T’étais-tu fixée une limite d’âge dans tes essais bébé?’

Laeticia: ‘Je ne m’étais pas fixée de limite puisque l’on m’avait dit que j’étais désormais stérile. La grossesse a été une grosse surprise, même test de grossesse en main je n’y croyais pas. Seule la prise de sang m’a convaincue. Ce qui m’a alertée ce sont les douleurs de seins. Je n’avais quasiment plus de règles voire pas de règles certains mois…

Femin’elles: ‘As- tu des craintes, des appréhensions vis à vis de cette grossesse?’

Laeticia: ‘Je suis très angoissée à l’idée d’une nouvelle FC mais un peu plus sereine depuis que je suis dans mon 4ème mois. J’écoute mon corps et dors beaucoup avec sieste tous les jours. Tant que cet enfant ne sera pas dans mes bras je ne serai pas tranquille. Je suis aussi angoissée à l’idée que l’on me fasse des problèmes pour ma fille adoptive, que le Conseil Général puisse m’empêcher de la faire venir.’

Femin’elles: ‘Le regard des gens, les remarques etc as-tu entendu des choses désobligeantes?’

Laeticia: ‘Les remarques désobligeantes sont venues de certains gynécologues.’

Femin’elles: ‘Quel genre de remarques?’

Laeticia: ‘Alors dans le style ‘pfff, à 40 ans on est plus bonne à rien’, ‘il fallait vous y mettre avant’, ‘ votre cas est désespéré, mis à part l’adoption ou le don d’ovocytes…'( sauf que lorsque l’on est pas préparé à entendre cela c’est un véritable choc), ‘qu’avez vous toutes à vouloir faire des enfants après 40 ans?.’ Je leur répondait qu’il ne connaissait rien de ma vie, point à la ligne. Quand mon avant dernier gynécologue, celui qui m’a classifié stérile, il m’a dit que l’on ne pouvait rien pour moi mise à part le don d’ovocytes à l’étranger. Je lui ai demandé si je serai suivie également en France par lui, il m’a dit que oui mais au final il a refusé de me redonner un RDV. De même à notre dernier RDV il m’a fait un frottis et m’a juste envoyé un mot laconique en me disant que les résultats laissaient apparaître une anomalie et qu’il convenait que je consulte un gynécologue…A 110 euros la consultation je le trouve un peu léger! Voilà, les abrutis sévissent partout.’

Femin’elles: ‘Est ce que ton entourage te soutient ou ne comprends pas ta démarche?’

Laeticia: ‘Mon entourage professionnel et familial est très prévenant. Mon directeur m’a même dit qu’il fallait que je ne pense qu’au bébé et pas au bureau et que je pouvais m’arrêter jusqu’au bout. De toutes les manières, je n’ai pas ma langue dans ma poche.’

Femin’elles: ‘Quand tout va se débloquer , très vite je l’espère, pour ta fille à Haïti, gérer deux enfants d’un coup cela ne t’effraies pas?’

Laeticia: ‘Pour le moment je n’y pense pas, ma philosophie de vie est ‘carpe diem’. Mes 2 projets sont 1/ mener cette grossesse à terme et 2/ voir arriver ma fille en France. L’angoisse et le stress je verrai à cette occasion 😉 pourquoi s’angoisser avant même de savoir comment cela va se passer ?’

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[Portrait de Maman] Julie

Oui je sais bien ce n’est pas lundi aujourd’hui, mais ça fait du bien de changer de temps en temps. Je vous laisse avec Julie, 24 ans, maman de 3 enfants. Julie a eu son 1er enfant à 16 ans.

Femin’elles : ‘Ta fille était attendue, comment et pourquoi à 15 ans on se dit ‘je veux être maman maintenant’ ?’

Julie: ‘Pourquoi vouloir un enfant si jeune? Parce que la vie ne m’a pas épargnée, mon papa est décédé quand j’avais 8 ans, je l’ai très mal vécu, ma mère a sombré dans l’alcool. Donc très vite j’ai ressenti le besoin de donner tout l’amour dont je manquais.’

Femin’elles: ‘Depuis combien de temps étiez-vous en couple quand vous avez décidez d’avoir un enfant?’

Julie: ‘Nous nous sommes rencontrés en mai 2001, on a beaucoup discuté, on est devenu amis jusqu’en juillet 2001 où nous nous sommes mis ensemble. J’avais déjà ce désir d’enfant, on en a parlé tout de suite.’

Femin’elles: ‘Comment as-tu découvert ta grossesse? Quelle a été la réaction du papa, de tes proches et de tes copines?’

Julie: ‘En faisant comme bon nombre de jeune femme, un test de grossesse. C’était le 1 mars 2002. Quand je l’ai annoncé au papa, il a eu un choc , il ne pensait pas que cela arriverait si vite. Mais passé le choc ( soit 30 secondes ), il était très très heureux, on était dans un parc pendant sa pause déjeuner. Ma mère quand je lui ai annoncé a aussi eu un choc, mais 3 minutes après elle m’a dit ‘De toute façon depuis l’âge de 10 ans tu disais que tu aurais un enfant à 16 ans, maintenant je serai derrière toi si tu as besoin de moi. Mes copines  n’ont pas compris ce choix de vie mais m’ont soutenue quand même. Ma belle mère  a eu beaucoup plus de mal à l’accepter, encore aujourd’hui 7 ans après.’

Femin’elles: ‘Est ce que ton entourage t’as soutenu?’

Julie: ‘Oui énormément, ma grand-mère était aux anges d’avoir son 1er arrière petit enfant, donc elle a voulu quasiment tout acheté. Ma mère était là  mais je ne lui ai jamais rien demandé. Ma belle mère a essayé de tout dirigé mais je ne l’ai pas laissé faire.’

Femin’elles: ‘Il y a t -il plus de risques durant la grossesse ou l’accouchement quand on est une très jeune maman?’

Julie: ‘Je ne pense pas qu’il y ait plus de risques à être maman jeune, mais j’ai eu une 1ere grossesse très difficile. J’ai été malade les 4 premiers mois. Il y avait des jours où je ne pouvais pas me lever tellement les nausées étaient énormes, et quand ca allait mieux de ce coté là,  j’ai commencé à avoir beaucoup de contractions, j’ai eu 3 hospitalisations, et j’ai accouché à 31 semaines et 3 jours d’une petite crevette de 1,660Kg et 40cm.’

Femin’elles: ‘ As-tu eu des remarques désobligeantes ?

Julie: ‘Bizarrement les gens ont toujours été respectueux de mon choix de vie, certes bien des personnes ne comprennent pas, mais personne n’a osé critiquer. J’ai par contre eu des gens qui m’ont pris pour la nounou ou la grande sœur, mais j’ai tout de suite remis les choses à leur place.’

Femin’elles: ‘Aujourd’hui tu as 2 autres enfants, vous rêviez d’une famille nombreuse depuis le début?’

Julie: ‘Non on ne savait pas combien on en aurait. Après ma 1ère grossesse difficile , nous n’étions pas pressés de remettre ca. Mon homme et moi étions très fusionnels avec notre fille, si bien que le papa ne voulait plus d’autre enfant. Puis un jour notre fille avait 4 ans, il m’a demandé un deuxième, moi je n’y avais pas vraiment songer encore mais je n’étais pas contre. On s’est lancé quelques temps après dans les essais bébé et notre fils a mis quasiment 1 an à s’accrocher. J’ai vécu une très belle 2ème grossesse ainsi qu’un bel accouchement, donc j’ai tout de suite eu envie d’un 3ème. Mon homme moins mais il n’était pas contre dans quelques années. Et notre petite dernière s’est invitée alors que mon 2ème n’avait que 9 mois.’

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[Portrait de Maman] Cécile

Aujourd’hui je vous laisse avec Cécile , 35 ans, maman de Victoire-Eléonore, 29 mois. Cécile est atteinte de Sclérose en Plaques.

Femin’elles: ‘Tu es atteinte de sclérose en plaques, quand et comment as tu découvert ta maladie?’

Cécile: ‘Oui, atteinte de SEP depuis 7 ans, après un réveil immobile un matin d’octobre 2002. En effet, à cette époque, alors que je m’octroyais une matinée de répit professionnel, j’ai entendu une sonnerie retentir dans mon appartement, c’était le téléphone. Machinalement, j’ai voulu me lever pour répondre mais mes jambes se sont dérobées. Elles ne fonctionnaient plus et étaient insensibles. J’étais paralysée.

Direction l’hôpital. Deux jours aux urgences puis direction les soins intensifs en neurologie pour 2 longues journées, après deux IRM, le diagnostic est tombé, je souffrais d’une Sclérose En Plaques, une maladie grave et dégénérative du système nerveux central. Aujourd’hui je suis Handicapée par cette pathologie.’

Femin’elles: ‘La maladie t’as changée  car tu ne voulais pas d’enfant avant…Pourquoi?’

Cécile: ‘Je ne désirais pas d’enfant car j’étais centrée sur des objectifs professionnels. Mon bonheur passait par cette réussite personnelle. Je pensais (à tort) que l’on ne pouvait pas réussir tout en gérant un enfant. Je pensais aussi qu’un enfant pouvait représenter un frein à de grandes perspectives professionnelles humaines et géographiques.

La SEP m’a changée, elle m’a fait pointer du doigt que la vie ne se réduisait pas qu’au travail et que je refoulais certains désirs par pures ambitions. La SEP a changé ma vie du tout au tout. La SEP m’a reconstruite différemment. Elle a fait changer mes projections, mon avenir et dés lors je me suis dit que je ne pouvais passer à côté du bonheur de fonder une famille. J’étais heureuse avec mon mari et je voulais créer notre noyau dur qui allait me donner les forces pour affronter mon quotidien.’

Femin’elles: ‘Une fois enceinte, comment s’est déroulée ta grossesse? des peurs, des questions, des angoisses?’

Cécile:J’étais heureuse, j’en oubliais ma SEP tant cette naissance me réjouissait. J’étais inquiète également bien sûr. Inquiète de savoir si j’allais « assurer », si j’allais être une bonne maman, comment allait évoluer ma SEP après l’accouchement, si ma fatigue allait me permettre de bien m’occuper de ma fille. Tout s’est extrêmement bien passé.

Une grossesse plus surveillée mais pas plus difficile ! Ce fut un moment magique, unique, difficilement descriptible tant les émotions sont personnelles et fortes pourtant parfois si peu perceptibles.

Les hormones de la grossesse ont un effet très positif sur la SEP. Elles « protègent » les futures mamans et boostent leur état général. En clair après le premier  trimestre « tête dans la bassine », un très grand moment !

Femin’elles: ‘Le regard des autres durant la grossesse a-t-il était pesant?’

Cécile: ‘Ah le regard des gens ! Vaste sujet que la curiosité déplacée ou le jugement hâtif. Trop de personnes se permettent trop de choses.

Aujourd’hui, certains pensent que parce qu’une femme différente, elle ne peut pas avoir d’enfant et l’élever correctement. Alors les gens regardent « de travers » celles et ceux qui ont fait le choix de la maternité puis de la parentalité malgré – avec – le handicap.

Enceinte, j’ai du justifier mon désir de donner la vie, argumenter sur mes capacités à être une future bonne maman. Car les gens jugent… trop vite. Mais je suis forte de caractère et j’ai du déjouer la médisance pour notre plus grand bonheur aujourd’hui.

Femin’elles: ‘Avez-vous fait des aménagements dans votre maison afin de te faciliter le quotidien avec ta fille?’

Cécile: ‘Pas vraiment ! Nous habitons depuis plusieurs années une maison de plain pied. La chambre de notre fille est proche de la notre. Ce qui est  fort pratique.

Pour le bain, j’ai installé une table à langer et  une baignoire, à hauteur de bras pour que lorsque je suis assise, je puisse gérer facilement. Petite, je la baladais soit dans un couffin à roulettes, soit dans son trotteur. C’est une petite fille qui a été très tôt « autonome » : marche, repas, toilette, propreté.’

Femin’elles: ‘Communiques-tu beaucoup avec ta fille sur ta maladie?’

Cécile: ‘Depuis qu’elle grandit en moi. Je ne veux pas qu’il y ait de secrets de famille ou de tabous sur ma maladie. Ma fille va grandir avec et je veux qu’elle connaissance toutes les caprices et les travers de cette « incrustée ». Je devance les questions qu’elle pourrait se poser, mais nous ne centrons pas nos vies autour de la maladie. Nous sommes différentes du fait de mon état de santé, nous le savons et nous profitons ainsi des petits bonheurs de la vie.

Ma fille sait faire la distinction entre ce que je peux faire et ce qu’il m’est impossible de réaliser physiquement. Du coup elle n’est pas frustrée et se tourne vers son papa pour tout ce qui est activités motrices intenses.’

Femin’elles: ‘Tu as écris 2 livres ( La guerre des nerfs et Qu’est ce qu’elle fait maman? tu avais besoin d’écrire depuis longtemps? Ce fût une sorte de thérapie?’

Cécile: ‘J’écris depuis toujours, mais lorsque je suis tombée malade cela a pris un nouveau sens. Effectivement l’écriture a été une thérapie. J’ai pu coucher sur le papier tout ce que je ressentais et ça m’a fait beaucoup de bien.
Ensuite je me suis inscrite dans ce statut d’auteur, c
ar j’avais eu beaucoup de retours positifs après la parution de La guerre des nerfs. Pour mon second livre, il s’agissait de pousser un coup de gueule poétique au sujet du regard porté sur les personnes différentes. Par les mots, j’essaie de mener un combat.’

Femin’elles: ‘Avec ta maladie, est-ce envisageable une seconde grossesse?’

Cécile: ‘Une nouvelle grossesse est tout à fait envisageable néanmoins je ne la désire pas. C’est un choix très personnel, qui me permet en même temps de préserver mon capital santé et de me consacrer à ma princesse.

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[Portrait de Maman] Cécile

Pour mon 7ème portrait, je vous présente Cécile, 30 ans, maman d’une petite fille de 7 mois. Cécile est très axée sur le bio, le cododo, les couches lavables, le portage en écharpe et l’allaitement exclusif.

Femin’elles: ‘Comment s’est déroulée ta grossesse?’

Cécile: ‘Ma grossesse s’est bien passée, beaucoup de stress au début, et après beaucoup de fatigue, mais un pur bonheur. Je ne voulais même pas accoucher, je voulais garder ma fille dans mon ventre !!! J’ai été beaucoup soutenue par une amie qui accompagne et soutien les femmes enceintes et les mamans, et qui a crée une association : http://info-bblandes40.skyrock.com/’.

Femin’elles: ‘Tu pratiques le cododo, l’allaitement exclusif, le portage en écharpe ….était-ce réfléchi durant la grossesse ou c’est venu à la naissance de ta fille?’

Cécile: ‘Pendant ma grossesse j’ai lu beaucoup de livres sur la grossesse et sur la maternité, sur le mode de vie bio, et étant soucieuse de l’environnement, j’ai décidé d’élever ma fille de la manière la plus simple, la plus écologique et la plus naturelle possible ! J’ai 2 amies qui utilisent les couches lavables, pratiquent le cododo, allaitent exclusivement, portent en écharpe, et c’est à force de les voir faire que cela m’a motivé en partie.

Les couches lavables permettent d’éviter d’abimer les peau des fesses de bébé, pas de produits chimiques ! Et puis malgré que se soit cher à l’achat, c’est tout de même très économique, lavage, séchage et hop’ on les remets ! Et surtout pas de déchets en plus dans nos poubelles ! Et puis les couches achetées pour le 1er, serviront pour le 2ème ! Je me suis même procurée des lingettes lavables pour la toilette ! Pour la toilette, j’essaie de ne pas trop utiliser de produits « toxiques » : change avec eau et liniment, crème hydratante bio.

Le cododo : avant d’avoir ma fille, je n’étais pas du tout ‘pour’, je me disais plutôt ‘chacun son lit’ et puis à la maternité, j’ai commencé à faire des siestes avec elle parce que j’avais envie de sentir sa présence, c’était mon plus beau cadeau, je voulais en profiter un maximum. Et puis de retour à la maison, la 1ère nuit, elle nous a rejoint à 5h du matin, la 2nd aussi, et puis au final, elle est venue dans notre lit toute la nuit ! Elle était rassurée, nous aussi, et pour l’allaitement de nuit, c’était l’idéal !

L’allaitement : j’ai toujours voulu allaiter, c’était encré dans ma tête bien avant d’être enceinte ! Les débuts ont été un petit peu difficiles, mais je me suis accrochée, et au jour d’aujourd’hui j’allaite toujours à 100% ma fille et elle se porte plus que bien ! J’ai pris un congé parental pour profiter d’elle et pouvoir justement l’allaiter exclusivement jusqu’à ses 6 mois !

Le portage en écharpe : J’adore !!!!!! depuis le début je le pratique, et elle aime voir la nature autour d’elle lovée contre moi, pouvoir plonger sa tète dans mon décolleté pour dormir paisiblement, participer à tout ce que je fais avec moi.’

Femin’elles: L’alimentation bio c’est un mode de vie que vous aviez avant ou  c’est venu à la naissance  de ta fille?

Cécile: ‘Un peu avant grâce a la tante de mon conjoint qui vit ‘bio’ et qui m’a appris plein de choses. Et puis j’ai vraiment commencé enceinte quand j’ai appris que les pesticides passaient la barrière placentaire ! Nous nous sommes installés à la campagne en région parisienne en pavillon avec jardin ! Nous avons fait l’été dernier avec mon mari un potager et avons mangé nos 1ers légumes bio avec énormément de plaisir. Nous avons bien évidemment l’intention de recommencer cette année pour faire des purées pour notre fille avec les légumes du jardin ! Toutefois acheter bio reste encore cher, nous ne mangeons pas encore 100% bio, mais nous essayons de faire un maximum, surtout avec les fruits et légumes !

Femin’elles: ‘Tu aimerais allaiter ta fille longtemps ou tu t’es fixée une ‘limite’? Pareil pour le cododo vers quel âge penses tu qu’elle intégrera son lit?’

Cécile: ‘Au départ j’espérais pouvoir allaiter les 6 premiers mois si tout se passait bien, puis nous sommes arrivées aux 6 mois sans trop de difficultés. Maintenant j’espère pouvoir tenir jusqu’à ses 1an, mais c’est elle qui décidera quand elle voudra arrêter. Pour le cododo pareil, on arrêtera quand elle ne voudra plus.’

Femin’elles: ‘Êtes vous soutenus dans vos  choix ou votre entourage se pose beaucoup de questions?’

Cécile: ‘J’ai quelques amies de mon âge qui pratiquent le maternage, mais dans ma famille, c’est quelque chose qu’ils ne comprennent pas, ils ont vécu une autre époque, un autre mode d’éducation, les mœurs ont changé depuis ! Mais je leur explique en concluant que c’est moi qui choisit ce qu’il y a de mieux pour ma fille.’

Femin’elles : ‘La place d’un bébé  n’est pas dans le lit de ses parents’, ‘le portage en écharpe c’est être esclave de son enfant’, ‘les couches lavables c’est revenir des décennies en arrière’,  que réponds tu à tout cela?

Cécile: ‘Si aujourd’hui de plus en plus de mamans utilisent ces pratiques, c’est que cela apporte des bienfaits aux bébés.
Avant les couches jetables n’existaient pas, nos grand-mères utilisaient des langes ! Si l’on revient à cette méthode c’est pour le point de vue économique et écologique. Mais avant de critiquer le cododo, les couches lavables, le portage en écharpe…, il faut avoir essayer. On ne peut pas juger sans avoir tester.’

Femin’elles: ‘Si un jour un autre enfant vient agrandir la famille, tu pratiqueras aussi le cododo, les couches lavables etc ou tu iras encore plus loin?’

Cécile: ‘Jusqu’à présent je n’ai rencontré aucune contrainte, aucun souci avec ma façon de pratiquer, ma fille est épanouie, heureuse… donc je ferai pareil avec le(s) prochain(s) en apportant des choses en plus que je n’ai pas assez faites avec ma fille toute petite : peau à peau, massages… La seule chose qui me bloque encore, c’est l’HNI (Hygiène Naturelle Infantile).





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Portrait de Maman [Nathalie]

Voici le portrait de Nathalie, Maman de 6 enfants (Tony 25 ans, Allan 22 ans, Samantha 20 ans, Laeticia 12 ans, Katlyn 9 ans,  Allison 5 ans).

Femin’elles: Tu as 6 enfants, as-tu toujours eu envie d’une famille nombreuse ?

Nathalie: ‘Plus ou moins, je savais que j’en aurais plusieurs mais peut-être pas autant quand même. Après la vie a fait que…. 2 maris plus tard. Je suis aussi une fille unique et j’ai détesté ça. Entendre  mes copines parler d’anecdotes avec leur frère et sœur horripilais.’

Femin’elles: ‘Quels souvenirs gardes tu de tes accouchements?’

Nathalie: ‘Plus ou moins bon. Le premier à 18 ans m’a fait souffrir 13 heures au point de demander à mourir. J’étais jeune et la sage femme me disait sans cesse de la fermer. Le deuxième, pas de soucis, il est arrivé très vite. La troisième pas trop si ce n’est que l’anesthésiste est arrivé après la bataille. La quatrième avec péridurale, un bonheur dans tous les sens du mot. La cinquième, ça se gâte, 10 heures sous péridurale sans que le médecin ne veuille faire de césarienne. C’est le médecin de la relève qui a fait branle bas de combat… Cette petite fille est née en état de mort apparente. La dernière est le petit miracle, je ne devais plus en avoir après les dégâts de mon dernier accouchement mais le gynécologue qui m’a suivi et autorisé cette grossesse fut à la hauteur. C’est un excellent médecin bien que très peu ‘gentil’.

Femin’elles: ‘Comment se passe l’organisation? Tes enfants ont des taches à effectuer? Ton mari t’aide beaucoup?’

Nathalie: ‘Les tâches sont effectivement réparties. Ils ont leur chambre, c’est une priorité… La table à tour de rôle avec tout ce que cela comporte (lave vaisselle, poubelle etc) avec en alternance l’aspirateur. Les grands s’occupent des petits quand je travaille ou autre. Mon mari est très présent et assez rigide. Il fait le repas le soir si je quitte tard. Les enfants s’occupent des animaux, c’est leur domaine.’

Femin’elles: ‘Au niveau professionnel, as-tu arrêté complétement de travailler?’

Nathalie: ‘Non, pratiquement jamais, je ne sais pas terminer mes congés parentaux. Je travaille dans le commerce dès que je peux. En ce moment, c’est un peu la galère avec la crise, il y a moins de travail.’

Femin’elles: ‘Enceinte du 4ème, 5ème puis du 6ème, as tu eu des remarques, des inquiétudes, des questionnements  de tes proches ou de ton entourage?’

Nathalie: ‘Des remarques et des mauvaises langues, ils y en aura toujours. J’ai toujours répondu la même chose : ‘Je ne vous demande rien pour les élever’. Les remarques les plus fréquentes : Elle fait des mômes pour les alloc’. A ceux là je répond qu’ils ne se rendent pas compte combien coûte un enfant de nos jours. Elle travaille pour la France ou encore elle est comme les arabes ou les noirs. Ceux là ne méritent pas que l’on s’y arrête, la bêtise fait partie des mœurs.’

Femin’elles: ‘Au niveau matériel au bout de combien d’enfants le changement est réel?(déménagement, changement de voiture etc…)’

Nathalie: ‘Je dirais 3 en attendant le 4ème, enfin pour notre propre expérience.’

Femin’elles: ‘Actuellement ils vivent encore tous à la maison?’

Nathalie: ‘Non, l’ainé est parti à 18 ans pour vivre avec sa copine. Le 2eme à suivi rapidement pour les mêmes raisons mais il est revenu il y a 2 ans après avoir perdu la copine. Il en reste donc encore 5.’

Femin’elles: ‘Arrives tu à leur consacrer du temps séparément, seul avec toi?’

Nathalie: ‘Oui, il le faut mais c’est souvent au détriment de mon mari. Je me dis parfois que j’ai vraiment un mari formidable… La dernière Allison, c’est tous les soirs dans mon lit 1/2 heure. Les autres en rentrant de l’école.
Pendant le shopping aussi que je fais avec 1 ou 2 seulement à la fois. Dans mon bain aussi, eh oui… pas de mauvais endroit.’

Femin’elles: ‘ Tu arrives à trouver du temps pour toi?’

Nathalie: ‘Je dois reconnaitre que c’est plus compliqué mais je me les impose. Et puis les filles font quand même pas mal de choses à la maison. Je suis très copine et très sociable, ça aide. Je suis parent d’élève élue. J’adore les brocantes alors quand les beaux jours arrivent, mon mari sait qu’il doit garder les petites. Les 2 plus grandes me suivent en général.’

Femin’elles: ‘Au niveau vacances, loisirs, sorties j’imagine que cela doit être délicat de faire des choses tous ensemble?’

Nathalie: ‘C’est compliqué au niveau financier, il faut le reconnaitre. Mais chacun s’intéresse à énormément de choses alors nous avons beaucoup de point commun et cette complicité nous permet d’être assez souvent ensemble.’

Femin’elles:’ Allison est bien la dernière il n’ aura pas de 7ème?’

Nathalie: ‘ Ce n’est malheureusement plus possible. A moins que l’on me garantisse à 200% un garçon.’

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Portrait de Maman [Coralie]

Aujourd’hui c’est lundi, et lundi c’est raviolis ‘Portrait de Maman’. Je vous laisse avec Coralie qui a accouché chez elle, et qui pratique l’Hygiène Naturelle Infantile avec Noa, 4 mois.

Femin’elles: ‘Enceinte avais tu un projet de naissance?’

Coralie: Oui, j’en avais un. Je ne voulais  pas avoir de péridurale et que le personnel aille dans ce sens. Je ne voulais pas d’épisiotomie, éviter les forceps et compagnie… attendre un peu pour l’expulsion du placenta, ne pas directement aller le chercher. Je ne voulais pas qu’on me prenne ma fille pour la bousculer et la laver, je ne désirais pas accoucher en position gynécologique. Je voulais pouvoir bouger à mon aise pendant le travail et ne pas avoir constamment le monitoring. Je voulais que mon homme puisse rester dormir après avec nous et je voulais partir vite de l’hôpital.’

Femin’elles: ‘La maternité ayant refusé ton projet de naissance, tu as donc voulu accoucher chez toi, pour quelles raisons?’

Coralie: ‘Pour l’AAD (Accouchement A Domicile) ça a été décidé vers 6 mois de grossesse, donc un peu sur le tard, mais mûrement réfléchi malgré tout. Il était inconcevable pour moi d’avoir du personnel médical qui me fasse vivre mon accouchement autrement que comme je le désirais. C’est un des plus importants moments de ma vie, je voulais le vivre 100% comme je le voulais. J’ai désiré accoucher chez moi pour plusieurs raisons: Je voulais accoucher dans mon cocon, avec mon homme et je voulais qu’il participe à la naissance.’

Femin’elles: ‘Avais-tu  des craintes vis a vis de l’AAD? ?’

Coralie: Oui, crainte par rapport au placenta et à la douleur’.

Femin’elles: ‘Comment s’est passé l’accouchement?’

Coralie: ‘ C’était le 28 septembre 2009, avec une Sage Femme découverte grâce à l’haptonomie. On a décidé d’accoucher avec elle et elle est venue deux heures après le tout début du travail . Elle est restée avec moi mais j’étais en mode sauvage, donc du coup, avec mon homme, et moi dans ma bulle. J’ai énormément souffert, je ne m’attendais pas à une telle douleur, mais j’ai pu bouger comme je le voulais, j’ai été à 4 pattes, debout, j’ai marché, je me suis douchée, et à la fin j’étais sur le côté, trop fatiguée pour tenir ma position accroupie. J’ai eu une phase de désespérance et une fois passée je me suis mise en mode  » animale  » très particulier je dois dire. L’expulsion a duré près de 30 minutes ( à l’hôpital j’aurai eu les forceps ) mon homme a sorti notre enfant c’était magnifique. C’était très douloureux mais magique.

Femin’elles: ‘Vous pratiquez l’HNI (Hygiène Naturelle Infantile), en quoi cela consiste-il?’

Coralie: Il s’agit de mettre le moins possible de couche à son enfant, et qu’il élimine ses pipis/cacas ailleurs que sur lui. Nous parents, nous repérons quand bébé a envie, et l’emmenons faire au dessus d’un récipient. C’est une communication comme pour la tétée, ou bien les câlins.’

Femin’elles: ‘Était-ce murement réfléchi ou c’est venu naturellement?’

Coralie: ‘C‘est venu vers 6 semaines, peu réfléchi mais pas naturellement , je voulais le mieux pour ma fille et ce mieux c’était l’HNI selon moi’. Nous étions aux couches lavables et nous avons voulu tenter l’expérience. A 4 mois Noa ne porte plus ou presque plus de couches, elle fait pipi sur un pot ou un lavabo, et n’a que très rarement ses besoins sur elle. C’est une pratique très intéressante qui permet un communication différente avec son bébé. On ne se met pas la pression, c’est au jour le jour, si il y a des accidents ça ne nous dérange pas du tout.’

Femin’elles: ‘Concrètement avec ta fille comment cela se passe t-il?’

Coralie: ‘La nuit, Noa dort sans couche, avec une peau de mouton, et quand elle se réveille on l’amène faire pipi ( pas de caca la nuit pour elle ). La journée, après chaque sieste on l’amène aussi, et ensuite quand on pressent qu’elle a envie.’

Femin’elles: ‘As tu eu des remarques , des questionnements de la part de tes proches sur l’ AAD puis l’HNI?’

Coralie: ‘Oui, l’accouchement à domicile, les gens avaient peur, l’HNI certains se moquent de nous!’

Femin’elles: ‘Si vous désirez d’autres enfants penses-tu déjà à la façon dont tu aimerais accoucher? Pratiqueras-tu aussi l’HNI?’

Coralie: ‘Nous accoucherons chez nous et feront l’HNI dès la naissance.’

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Portrait de Maman [Manuella]

Aujourd’hui, je vous laisse  découvrir Manuella, Maman de Mélodie 4 ans et d’Alice 2 ans et demi. Manuella a accouché dans l’eau.

Femin’elles: ‘ Comment t’es venue l’idée d’accoucher dans l’eau? Tu en avais envie depuis longtemps?’

Manuella: ‘En fait je le savais bien avant la conception que je voulais accoucher dans l’eau pour mon 1er bébé. Et plus précisément à Ostende avec le Dr Ponette, une sommité mondiale dans le domaine. J’en ai eu envie dès que j’en ai entendu parler en 3ème année d’étude de sage-femme. C’est une de nos professeurs qui nous l’a fait découvrir.’

Femin’elles: ‘ Ton mari était partant lui aussi ?’

Manuella: ‘Mon mari m’a soutenu à 100%, surtout que nous aimons beaucoup l’eau tous les 2 (nous sommes plongeurs).’

Femin’elles: ‘ Des craintes, des questionnements sur ce projet d’accoucher dans l’eau?’

Manuella: ‘La seule crainte pour nous c’était de prévoir le moment de l’accouchement puisqu’à cette époque nous habitions à 1000Km d’Ostende (à Béziers). Il a donc fallu louer un bungalow pendant 3 semaines pour être certains d’arriver dans les temps (la location débutait 15 jours avant le terme prévu). Finalement j’ai accouché 5 jours après notre arrivée sur la côte belge.’

Femin’elles: ‘ Comment s’est déroulé ton accouchement dans l’eau?’

Manuella: ‘Dans cette maternité le suivi médical est relativement classique au début du travail. On nous installe dans une chambre de pré-travail, puis quand la dilatation progresse bien, on nous installe dans la salle d’accouchement où se trouve un grand jacuzzi et la baignoire transparente d’accouchement. Mon mari était avec moi dans le jacuzzi pour faire les exercices que nous avions appris au cours de préparation à l’accouchement dans l’eau (en piscine et en groupe avec d’autres couples, cours donnés par l’association (www.aquanatal.be). Quand le col a été complètement ouvert, on m’a installée dans la baignoire, mon mari était en peignoir à côté de moi. Le gynéco est arrivé et j’ai poussé. Quand notre bébé est né, le gynéco l’a laissé sous l’eau environ 1minute pour faire une transition en douceur entre le liquide amniotique et l’air ambiant. Puis je l’ai posé sur mon cœur.’

Femin’elles: ‘ Tu es sage femme, accoucher dans l’eau est-ce quelque chose de courant?’

Manuella: ‘Ce n’est pas encore si courant même si beaucoup reconnaissent les bienfaits de l’eau (relâchement musculaire, bien-être de la maman). Cependant de plus en plus d’hôpitaux ont des baignoires de dilatation (pendant le travail mais pas pour l’accouchement) et ceux qui acceptent les accouchements dans l’eau mettent des limites (on ne peut pas accoucher dans l’eau si on a rompu sa poche, si on a un streptocoque B…)’.

Femin’elles: ‘ Pour ton 2ème enfant tu as voulu accoucher dans l’eau ou tu as préféré une autre méthode?’

Manuella: ‘Pour ma 2ème fille, j’avais envie d’accoucher à la maison pour vivre une autre histoire. Malheureusement elle était en siège donc j’ai dû aller à l’hôpital. J’ai quand même eu un très bel accouchement puisque j’ai accouché 5 minutes après mon arrivée à la maternité (sans péridurale, sans monitoring, sans perfusion, sans épisiotomie) et je suis rentrée chez moi après 48h.’

Manuella est la fondatrice de l’association ‘Porter son bébé’ . Retrouvez intégralité de son récit d’accouchement ici.

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